vendredi 11 septembre 2026

Le journal des blasés

Vendredi 11 septembre 2026. La France découvre une prévision de croissance nettement rabotée et un projet de transparence salariale appelé à modifier les pratiques de recrutement. La justice rouvre aussi le dossier des assistants parlementaires du MoDem, tandis que Paris pousse l’Europe à protéger davantage son industrie chimique. Dans le monde, la sécurité des câbles sous-marins revient au premier plan, le conflit autour de l’Iran continue de peser sur l’énergie, la BCE resserre de nouveau sa politique monétaire et la Suède s’apprête à voter.

Météo — Rillieux-la-Pape

À Rillieux-la-Pape, la journée de vendredi s’annonce sèche, assez lumineuse et agréable. Le bulletin national de Météo-France place le Rhône dans la grande moitié du pays où le temps reste sec et ensoleillé, avec par moments un voile nuageux. La prévision quotidienne locale de Météocity donne une minimale de 12 °C et une maximale de 23 °C, 0 % de risque de pluie du matin au soir et aucun cumul attendu. Le vent de nord devient sensible l’après-midi, autour de 16 km/h, avec des pointes proches de 34 km/h selon la prévision détaillée. Une autre prévision quotidienne actuelle situe la maximale à 24 °C : l’écart est faible et ne change pas le scénario. En pratique : veste légère le matin, tenue douce l’après-midi, pas de parapluie nécessaire.

La comparaison reste simple. Dans Lyon 6e, pris au niveau du parc de la Tête-d’Or, la journée est un peu plus douce, autour de 15 à 24 °C, sans pluie. Villefranche-sur-Saône est plus fraîche au lever, vers 12 °C, puis atteint 23 °C sous un ciel variable, là encore sans précipitation. Tournus affiche environ 10 à 24 °C, avec davantage de nuages le matin mais un risque de pluie quasi nul. Château-Gontier-Bazouges se distingue surtout par un ciel plus chargé et une matinée plus douce : environ 14 à 15 °C le matin et 24 à 25 °C l’après-midi, avec seulement quelques gouttes possibles dans le secteur selon Météo-France.

France

L’Insee ramène la croissance 2026 à 0,4 %

L’Insee ne prévoit plus que 0,4 % de croissance du PIB français cette année, contre 0,7 % dans sa précédente estimation et 0,9 % en 2025. Le ralentissement vient notamment d’une consommation atone et d’un investissement des entreprises attendu en baisse de 0,3 %. L’institut anticipe également une diminution de 0,4 % du pouvoir d’achat des ménages sur l’année.

Le marché du travail se dégrade dans le même scénario : environ 52 000 emplois privés seraient perdus et le taux de chômage pourrait atteindre 8,6 % en fin d’année, contre 8,0 % auparavant. L’inflation moyenne resterait à 2,3 %, mais remonterait à 3,1 % en glissement annuel en décembre. Ces chiffres compliquent le prochain budget : moins d’activité signifie moins de recettes spontanées au moment où le gouvernement cherche déjà à réduire le déficit.

La transparence salariale entre dans la loi française

Le gouvernement a présenté en Conseil des ministres le projet de loi transposant la directive européenne de 2023 sur l’égalité des rémunérations entre femmes et hommes. Dans le privé, le revenu salarial moyen des femmes reste inférieur de 21,8 % à celui des hommes lorsque l’on inclut les différences de temps de travail ; à poste et temps de travail comparables, l’écart est encore de 3,6 %.

Le texte prévoit sept indicateurs sur les écarts de rémunération, dont six seraient précalculés à partir de la déclaration sociale nominative. Il impose surtout davantage de transparence avant et pendant l’emploi : information sur la fourchette de salaire avant l’embauche, droit pour les salariés de communiquer leur rémunération, accès à des données moyennes pour des emplois comparables et renversement de la charge de la preuve dans certains litiges. Le nouvel index doit commencer à s’appliquer en 2028. La réforme ne garantit évidemment pas la disparition des écarts, mais elle change la quantité d’informations dont disposent candidats et salariés pour les contester.

François Bayrou rejugé dans l’affaire des assistants du MoDem

Le procès en appel de François Bayrou et de dix autres prévenus s’est ouvert à Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du MoDem. L’ancien premier ministre avait été relaxé en première instance, en février 2024, au bénéfice du doute : le tribunal avait estimé probable que des responsables du parti aient organisé des emplois irréguliers, sans disposer d’une preuve suffisante que François Bayrou en avait été informé.

L’appel porte sur dix contrats concernant six assistants et sur un préjudice évalué à 293 253 euros pour le Parlement européen. Plusieurs anciens eurodéputés et responsables financiers du parti avaient, eux, été condamnés en première instance à des peines avec sursis et à des périodes d’inéligibilité. L’audience doit durer près d’un mois. Elle devra donc réexaminer non seulement la réalité des emplois litigieux, mais surtout le niveau de connaissance et de responsabilité personnelle des différents prévenus.

Paris pousse l’Europe à protéger davantage la chimie

La France et l’Italie, rejointes vraisemblablement par l’Allemagne, veulent demander à la Commission européenne des mesures de sauvegarde contre la forte progression des importations de produits chimiques et de plastiques, principalement chinois. Les secteurs évoqués comprennent notamment le PET, les résines époxy et les fibres de verre.

Ce mécanisme serait plus large qu’une procédure antidumping visant un producteur ou un pays précis : quotas et droits pourraient s’appliquer à plusieurs origines si l’afflux d’importations menace gravement une branche européenne. L’industrie chimique cumule depuis plusieurs années énergie chère, demande faible et concurrence extérieure. Le débat est donc classique mais difficile : protéger des producteurs européens peut préserver des capacités industrielles, tout en renchérissant les intrants de nombreuses entreprises qui utilisent ces matériaux.

Monde

L’OTAN dit avoir déjoué une opération russe contre des câbles sous-marins

Selon des responsables occidentaux cités par Reuters, le Royaume-Uni, la Norvège et les États-Unis ont intercepté au printemps une opération russe près du Svalbard, dans l’Arctique. Des bâtiments liés à l’unité russe GUGI, spécialisée dans les opérations sous-marines profondes, auraient simulé l’installation de moyens de sabotage à proximité de câbles en fibre optique reliant l’archipel au continent norvégien.

Aucun câble n’a été endommagé. L’intérêt de l’affaire est ailleurs : ces infrastructures transportent des données civiles, scientifiques, militaires et satellitaires, et sont difficiles à surveiller en permanence. Après plusieurs incidents visant câbles et gazoducs en Europe, l’OTAN a renforcé ses missions de surveillance maritime. La protection du fond des mers devient ainsi un domaine de défense à part entière, au même titre que les réseaux électriques ou numériques terrestres.

Le détroit d’Ormuz reste au centre du choc énergétique

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont fortement réduit les flux pétroliers passant par le détroit d’Ormuz et maintiennent le Brent au-dessus de 100 dollars le baril. Les attaques contre des navires, les restrictions de navigation et la hausse des primes d’assurance compliquent désormais chaque transit. Reuters rapporte que l’Iran a suspendu temporairement une taxe de 10 % sur le fret des navires étrangers transportant des hydrocarbures vers ou depuis le pays, afin de réduire le coût du commerce maritime.

Le sujet ne concerne pas seulement les producteurs de pétrole. Des coûts de transport plus élevés se diffusent vers le carburant, la chimie, l’agriculture et une partie des biens manufacturés. L’OPEP vient pourtant d’abaisser à nouveau sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2026, à seulement 380 000 barils par jour. Le marché combine donc une demande relativement faible et un risque géopolitique exceptionnellement élevé sur l’offre.

La BCE remonte son taux de dépôt à 2,5 %

La Banque centrale européenne a relevé son taux de dépôt d’un quart de point, à 2,5 %. C’est sa deuxième hausse de l’année. L’inflation de la zone euro a dépassé 3 %, notamment sous l’effet du renchérissement de l’énergie, alors que la cible de la BCE reste fixée à 2 %.

L’institution prévoit désormais une inflation moyenne de 3,0 % en 2026 et de 2,5 % en 2027, tout en relevant légèrement sa prévision de croissance de la zone euro à 0,9 % cette année. Le dilemme est connu : augmenter les taux freine la demande et peut limiter la diffusion du choc énergétique aux autres prix, mais renchérit aussi le crédit pour les ménages, les entreprises et les États. La BCE indique qu’elle décidera réunion par réunion, sans annoncer d’avance une nouvelle série de hausses.

La Suède vote dimanche avec une coalition en jeu

Les Suédois élisent leur Parlement dimanche 13 septembre. Les derniers sondages donnent un léger avantage au bloc de centre gauche conduit par l’ancienne première ministre sociale-démocrate Magdalena Andersson sur la coalition de droite du premier ministre Ulf Kristersson.

L’enjeu le plus structurant est la place des Démocrates de Suède. Le parti nationaliste soutient le gouvernement depuis 2022 sans y participer et réclame désormais des ministères. Une victoire de la droite pourrait donc faire entrer directement le parti au gouvernement ; une victoire du centre gauche ouvrirait au contraire des négociations complexes entre sociaux-démocrates, écologistes, gauche et centristes. Les électeurs votent déjà par anticipation depuis la fin août.

La bonne nouvelle

L’Organisation mondiale de la santé a validé l’élimination au Bhoutan de la rage humaine transmise par les chiens comme problème de santé publique. Le pays est le premier de la région OMS d’Asie du Sud-Est à atteindre ce résultat et n’a plus enregistré de décès humain dû à une rage transmise par un chien depuis juin 2023.

La réussite repose sur une stratégie très concrète : vaccination massive des chiens, gestion de leur population, surveillance commune par les services de santé humaine et animale, investigations rapides autour des cas suspects et accès gratuit à la prophylaxie post-exposition dans les vingt districts du pays. L’OMS a vérifié les données lors d’une mission indépendante en août.

La rage reste presque toujours mortelle une fois les symptômes apparus, mais elle est évitable si l’on vaccine les chiens et si les personnes mordues reçoivent rapidement le traitement adapté. Le Bhoutan conservera donc ces dispositifs malgré la validation. C’est un exemple de bonne nouvelle substantielle : non pas la découverte d’une solution théorique, mais la démonstration qu’une maladie mortelle peut être éliminée à l’échelle d’un pays avec des outils déjà disponibles.

Sources

Météo-France — Rillieux-la-Pape et bulletin national du 11 septembre Météocity — Rillieux-la-Pape, vendredi 11 septembre Météocity — parc de la Tête-d’Or (Lyon 6e), vendredi 11 septembre Météocity — Villefranche-sur-Saône, vendredi 11 septembre Météocity — Tournus, vendredi 11 septembre Météocity — Château-Gontier, vendredi 11 septembre Reuters — prévision de croissance de l’Insee Élysée — projet de loi sur la transparence salariale Le Monde — procès en appel de François Bayrou Reuters — mesures de sauvegarde sur la chimie et les plastiques Reuters — opération visant des câbles sous-marins près du Svalbard Reuters — Iran et coût du transport énergétique Reuters — attaques contre la navigation près d’Ormuz Reuters — prévision pétrolière de l’OPEP Reuters — relèvement des taux de la BCE Reuters — élections législatives en Suède OMS — élimination de la rage humaine transmise par les chiens au Bhoutan