samedi 12 septembre 2026
Le journal des blasés
Samedi 12 septembre 2026. La journée s’annonce calme et lumineuse sur la région lyonnaise, tandis que l’actualité française se concentre sur une vaste proposition de loi contre les violences sexuelles, la protection du grand tétras et une expérience locale de reconversion de terres agricoles polluées. À l’international, New Delhi accueille un sommet des BRICS élargis dans un contexte géopolitique tendu, le Parlement britannique ferme provisoirement la porte à l’aide à mourir et un rapport mondial alerte sur le recul des oiseaux migrateurs.
Météo — Rillieux-la-Pape
Météo-France prévoit pour ce samedi 12 septembre un début de week-end calme et ensoleillé sur l’essentiel du pays, avec une remontée des températures. Pour le bassin lyonnais, la minimale annoncée est de l’ordre de 12 °C au lever du jour. La prévision locale quotidienne pour Rillieux-la-Pape confirme un temps sec et franchement ensoleillé : environ 12 °C au plus frais et 26 °C au meilleur de l’après-midi, avec un risque de pluie quasi nul, autour de 2 %. Le vent de nord reste modéré, généralement inférieur à 20 km/h. Aucun créneau pluvieux ou orageux n’est signalé.
En pratique : matinée fraîche, puis après-midi nettement plus douce ; une veste légère suffit tôt le matin, sans nécessité de prévoir un parapluie.
La comparaison avec les quatre autres localités montre surtout de faibles écarts. À Lyon 6e, la journée est également sèche et ensoleillée, avec environ 12 °C au lever du jour selon Météo-France et autour de 26 °C l’après-midi selon la prévision urbaine consultée. Villefranche-sur-Saône est très proche, avec environ 13 à 25 °C et 0 % de pluie. Tournus affiche 16 °C le matin et 25 °C l’après-midi, là encore sans précipitation prévue. Château-Gontier-Bazouges se distingue surtout par du brouillard possible en matinée avant des éclaircies, avec environ 12 à 26 °C et un risque de pluie nul.
France
Une proposition de loi de 69 articles contre les violences sexuelles
L’Assemblée nationale a engagé les travaux autour d’une proposition de loi dite « intégrale » contre les violences sexuelles et sexistes visant les femmes et les enfants. Le texte, transpartisan, compte 69 articles et couvre un champ inhabituellement large : justice, police, école, santé, travail, enfance et numérique.
Parmi les mesures envisagées figurent la création d’un crime autonome d’inceste, l’adaptation de certaines procédures d’enquête et la mise en place de juridictions spécialisées. Une proposition de loi organique parallèle doit également adapter le fonctionnement de l’autorité judiciaire. La commission spéciale, présidée par Christopher Weissberg et dont Céline Thiébault-Martinez est rapporteure générale, a commencé ses travaux cette semaine.
Le calendrier prévoit un examen détaillé en commission à partir du 21 septembre, puis un passage en séance publique. Le texte n’est donc pas encore une loi et pourra être largement amendé. Son intérêt est surtout de réunir dans un même dispositif des mesures qui, jusqu’ici, étaient dispersées entre droit pénal, protection de l’enfance, prévention, santé et organisation judiciaire.
Le grand tétras devient protégé, mais sa réintroduction dans les
Vosges s’arrête
Le grand tétras vient d’être inscrit sur la liste des espèces protégées en France. Cette décision arrive au moment même où le programme de réintroduction dans les Vosges est interrompu après plusieurs lâchers jugés peu concluants.
Le contraste est saisissant mais s’explique par deux échelles différentes. À l’échelle nationale, le gouvernement renforce la protection juridique de l’espèce. À l’échelle des Vosges, il considère en revanche que les nouvelles introductions d’oiseaux capturés en Norvège ne donnent pas les résultats espérés. La surveillance des individus encore présents doit se poursuivre jusqu’en 2029.
La situation du grand tétras reste très contrastée selon les massifs. Dans les Vosges, moins de dix oiseaux subsistaient en 2024. Dans le Jura, on en comptait environ 280 en 2020, et la population pyrénéenne atteignait 1 315 grands coqs en 2025. La décision française ne règle donc pas le problème démographique, mais elle crée un cadre national plus protecteur pour une espèce devenue rare.
À L’Houmeau, la commune rachète des terres agricoles pour les
convertir en prairies
À L’Houmeau, près de La Rochelle, la municipalité mène depuis plusieurs années une politique originale : racheter progressivement des terres agricoles afin de réduire l’exposition locale aux pesticides et de restaurer des milieux naturels.
Environ 20 hectares sur 44 ont déjà été acquis. Les parcelles sont intégrées dans un espace naturel sensible, ce qui facilite leur préemption. À terme, la mairie souhaite transformer une partie des terrains en prairies, planter des haies, créer des chemins, développer du maraîchage et des jardins familiaux.
Cette politique a été renforcée par plusieurs constats locaux : présence de pesticides et de nitrates dans des eaux souterraines forées en 2023, détection de produits phytosanitaires dans l’air de la plaine d’Aunis et inquiétudes sanitaires dans la commune. Le lien entre ces pollutions et les cas de cancers pédiatriques recensés localement n’est pas établi, et les agriculteurs contestent parfois la façon dont leur activité est mise en cause. L’expérience reste néanmoins intéressante car elle montre comment une petite commune peut utiliser le foncier comme outil de santé environnementale et d’aménagement.
Monde
Les BRICS se réunissent à New Delhi dans un bloc devenu beaucoup plus large
Le sommet des BRICS s’ouvre ce week-end à New Delhi. Le groupe réunit désormais onze pays : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran, Arabie saoudite et Émirats arabes unis. Ensemble, ils représentent près de la moitié de la population mondiale.
L’Inde, qui préside le groupe cette année, veut mettre en avant les infrastructures de paiement, le commerce en monnaies locales et les chaînes d’approvisionnement. Elle pousse notamment une meilleure interconnexion des monnaies numériques de banques centrales pour faciliter les paiements transfrontaliers.
Mais l’élargissement rend le bloc beaucoup plus difficile à aligner politiquement. La guerre impliquant l’Iran, les tensions entre Téhéran et Abou Dhabi, les relations difficiles entre l’Inde et la Chine et les liens étroits de plusieurs membres avec les États-Unis compliquent la rédaction de positions communes. Le sommet est donc autant un test de cohésion qu’une démonstration de poids démographique et économique.
Londres referme, pour l’instant, le dossier de l’aide à mourir
La Chambre des communes a rejeté vendredi, par 286 voix contre 270, une proposition de loi qui aurait autorisé l’aide à mourir pour certains adultes en phase terminale en Angleterre et au pays de Galles.
Le texte prévoyait notamment une espérance de vie inférieure à six mois, l’accord de deux médecins et l’examen du dossier par un panel spécialisé. Le gouvernement était resté neutre, laissant les députés voter selon leur conscience.
Le résultat met fin à cette tentative législative pour la session en cours. Le débat n’est probablement pas clos sur le fond : un sondage Ipsos publié cette semaine indiquait qu’environ deux Britanniques sur trois soutiennent le principe d’une légalisation, mais les opposants insistent sur les risques de pression sur les personnes vulnérables et sur la nécessité de renforcer d’abord les soins palliatifs.
Le marché pétrolier reste sous tension
L’Agence internationale de l’énergie a encore revu à la baisse ses estimations de production mondiale pour 2026 en raison des perturbations au Moyen-Orient. Elle estime désormais que l’offre pourrait reculer d’environ 5,7 millions de barils par jour sur l’année, soit environ 6 %.
La baisse de production dans le Golfe, les attaques contre des navires et des infrastructures et les perturbations des routes maritimes ont ramené le pétrole au-dessus de 100 dollars le baril. L’Arabie saoudite produit autour de 6 millions de barils par jour, son plus faible niveau depuis plus de trente ans selon l’AIE.
Le paradoxe est que la demande baisse elle aussi, mais les stocks de produits raffinés se réduisent rapidement. Le point sensible pour les prochains mois sera donc moins la quantité de pétrole théorique disponible que la capacité à maintenir des flux réguliers de brut et de carburants vers les grands marchés.
Un oiseau migrateur sur neuf est menacé d’extinction
Le nouveau rapport mondial de BirdLife International consacré aux oiseaux migrateurs dresse un bilan sévère : 45 % des espèces migratrices sont en déclin et environ une sur neuf est menacée d’extinction.
Les causes sont largement connues : destruction ou dégradation des zones humides, agriculture intensive, chasse illégale, espèces invasives, pollution et réchauffement climatique. Les oiseaux marins et les limicoles sont particulièrement touchés parce qu’ils dépendent de chaînes d’habitats dispersées sur plusieurs pays.
Le rapport a été publié à Nairobi au moment où gouvernements, ONG et banques de développement ont signé la Déclaration de Nairobi sur les voies migratoires. Plus de 6 milliards de dollars de financements engagés depuis 2021 doivent être orientés vers la protection et la restauration d’habitats situés le long de ces grands corridors. L’enjeu est structurel : protéger une seule réserve ne suffit pas pour une espèce qui traverse plusieurs continents.
La bonne nouvelle
La Thaïlande a été officiellement reconnue par l’Organisation mondiale de la santé comme ayant éliminé la rubéole en tant que problème de santé publique. Cette validation signifie que la transmission endémique du virus a été interrompue et que le pays dispose d’un système de surveillance suffisamment robuste pour détecter une éventuelle réapparition.
La rubéole est généralement bénigne chez l’enfant, mais une infection pendant la grossesse peut provoquer fausse couche, mort fœtale ou syndrome de rubéole congénitale, avec des handicaps parfois lourds. La prévention repose sur la vaccination.
La Thaïlande avait lancé son programme élargi de vaccination en 1977, introduit un vaccin contre la rubéole chez les filles scolarisées en 1986, puis généralisé la vaccination à tous les enfants d’un an en 1993. Elle devient le septième pays de la région OMS d’Asie du Sud-Est à obtenir cette reconnaissance.
Ce résultat est moins spectaculaire qu’une découverte médicale, mais plus solide : il démontre qu’une maladie virale peut être éliminée à l’échelle d’un grand pays par plusieurs décennies de vaccination, de surveillance épidémiologique et de couverture des populations mobiles ou difficiles d’accès.
Sources
Météo-France — Les températures remontent ce week-end
MétéoHorizon — Rillieux-la-Pape, samedi 12 septembre 2026
Météocity — Villefranche-sur-Saône, samedi 12 septembre
Météocity — Château-Gontier, samedi 12 septembre
Assemblée nationale — Commission spéciale sur les violences sexuelles et sexistes
LCP — Contenu de la proposition de loi intégrale
Le Monde — Protection du grand tétras
Le Monde — À L’Houmeau, la commune rachète des terres agricoles
Associated Press — Sommet des BRICS à New Delhi
Reuters — Inde et paiements numériques des BRICS
Reuters — Marché pétrolier et offre mondiale
Reuters/AP — Vote britannique sur l’aide à mourir
BirdLife International — State of the World’s Birds 2026
OMS — La Thaïlande élimine la rubéole comme problème de santé publique