samedi 19 septembre 2026

Le journal des blasés

Samedi 19 septembre 2026. Le temps reste franchement agréable autour de Lyon, avec du soleil, une matinée fraîche et une après-midi douce à chaude pour la saison. En France, l’État prépare ses infrastructures critiques face aux menaces hybrides, EDF précise ses ambitions européennes dans les petits réacteurs nucléaires et l’État intervient sur le site industriel de Tarascon pour prévenir un risque environnemental. Dans le monde, Washington et Pékin discutent d’un allègement des droits de douane sur le gaz naturel liquéfié américain, l’OMS alerte sur le vieillissement accéléré des personnels de santé, un cratère lunaire très récent livre des informations inédites sur les impacts et les États avancent sur le mécanisme central du futur accord mondial sur les pandémies.

Météo — Rillieux-la-Pape

À Rillieux-la-Pape, la prévision quotidienne actuelle pour ce samedi donne une journée sèche et largement ensoleillée. La minimale se situe autour de 10 à 11 °C et la maximale autour de 25 à 26 °C. Aucun créneau pluvieux significatif n’est prévu et le vent de nord reste faible. Météo-France confirme sur le bassin lyonnais un samedi généralement ensoleillé et sec, après une nuit relativement fraîche, avec une remontée rapide des températures dans la journée. En pratique : une petite couche supplémentaire est utile tôt le matin, mais il n’y a pas de raison particulière de prévoir un équipement de pluie.

Lyon 6e suit quasiment le même scénario, sec et ensoleillé, avec des températures très proches. Villefranche-sur-Saône démarre un peu plus frais, autour de 11 °C, puis atteint 26 °C sous un ciel sec. Tournus reste également ensoleillée et sèche, autour de 11 à 25 °C. Château-Gontier-Bazouges est comparable mais plus nuageuse, autour de 11 à 25 °C, avec une brise d’ouest à sud-ouest un peu plus sensible.

France

La France prépare ses infrastructures critiques aux menaces hybrides

Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de préparer un plan de protection renforcée des infrastructures critiques françaises contre les attaques de drones, les cyberattaques et d’autres formes d’actions hybrides. Le président estime que la menace russe contre l’Europe et la France s’est intensifiée et cite notamment des incidents récents visant des infrastructures européennes.

Le terme « hybride » regroupe des actions qui restent sous le seuil d’un conflit militaire ouvert : intrusion informatique, sabotage, brouillage, drones, campagnes d’influence ou opérations clandestines. L’intérêt du plan annoncé est donc moins de répondre à une attaque identifiée que de renforcer la résilience de systèmes dont le fonctionnement quotidien dépend fortement du numérique et des réseaux : énergie, transports, télécommunications, eau, santé et services publics essentiels.

Paris attribue plusieurs incidents récents à des acteurs russes ou liés à Moscou. La Russie nie régulièrement être à l’origine de telles opérations. Le point concret, côté français, est qu’un dispositif de protection plus structuré doit désormais être présenté, avec une attention particulière aux drones et aux vulnérabilités cyber.

EDF vise dix petits réacteurs nucléaires en Europe d’ici 2035

EDF a indiqué vouloir déployer dix petits réacteurs modulaires en Europe d’ici 2035. Le premier projet est prévu en France et un autre est envisagé en Italie, avec des perspectives également évoquées en Pologne, en Belgique et en Finlande.

Le modèle Nuward développé par le groupe français vise une puissance électrique d’environ 400 mégawatts, avec la possibilité de fournir aussi de la chaleur industrielle. L’intérêt théorique des SMR est de construire des unités plus petites et plus standardisées que les grands réacteurs, afin de réduire les délais, de mieux maîtriser les coûts et d’alimenter des sites industriels ou des réseaux de chaleur en plus du réseau électrique.

Il faut cependant garder la bonne échelle de lecture : EDF parle d’un objectif industriel, pas de dix chantiers déjà engagés. Les investissements nécessaires se chiffreraient en dizaines de milliards d’euros et la compétitivité finale dépendra du coût réel des premières unités, des autorisations nationales et de la capacité à fabriquer plusieurs réacteurs selon un modèle suffisamment standardisé.

À Tarascon, l’État se substitue à l’exploitant pour sécuriser un

site industriel

Le ministère de la Transition écologique a annoncé une intervention exceptionnelle de l’ADEME sur le site de Fibre Excellence Provence, à Tarascon, après la liquidation de l’entreprise. L’usine est classée Seveso et conserve d’importants volumes de bois, de produits chimiques et d’installations industrielles à proximité du Rhône.

Selon le ministère, le liquidateur n’a pas exécuté plusieurs mesures d’urgence prescrites par l’administration, notamment la remise en service d’équipements de traitement des eaux et de lutte contre l’incendie. L’État a donc décidé d’agir directement pour éviter qu’un site industriel arrêté ne devienne lui-même une source de pollution ou de danger.

L’intervention doit notamment maintenir la sécurité incendie, limiter les risques de rejets dangereux et protéger le Rhône. Ce dossier illustre un problème assez peu visible : la fermeture d’une installation à risques ne fait pas disparaître immédiatement les risques associés. Il faut continuer à surveiller, traiter les effluents, gérer les stocks et financer la mise en sécurité tant que le site n’est pas assaini.

Monde

Washington et Pékin discutent d’un retour du GNL américain sur le

marché chinois

Les États-Unis et la Chine discutent d’une réduction, voire d’une suppression, du droit de douane chinois de 15 % sur le gaz naturel liquéfié américain. Cette mesure ferait partie d’un ensemble plus large de concessions commerciales préparées avant une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping prévue le 24 septembre.

Le dossier est important parce que le commerce de GNL entre les deux pays s’est pratiquement arrêté depuis l’instauration de la taxe chinoise en 2025. Dans le même temps, les États-Unis augmentent rapidement leurs capacités d’exportation tandis que la Chine reste l’un des plus grands importateurs mondiaux.

Rien n’est encore arrêté : les discussions portent sur un paquet commercial plus large et peuvent encore échouer ou être modifiées. Mais un allègement tarifaire aurait un effet qui dépasse les seuls volumes échangés entre les deux pays. Il pourrait modifier la concurrence entre fournisseurs de GNL en Asie, les itinéraires des méthaniers et, à la marge, les prix disponibles pour les autres acheteurs, notamment en Europe.

L’OMS alerte sur le vieillissement des médecins et la pénurie de soignants

L’Organisation mondiale de la santé estime qu’environ un quart des médecins dans le monde atteindront l’âge de la retraite au cours de la prochaine décennie. Dans les pays à revenu élevé, notamment en Europe, la proportion approche même un médecin sur trois.

Dans le même temps, l’OMS projette une pénurie mondiale de 11,1 millions de travailleurs de santé en 2030. Soixante-sept pays ne disposeraient pas d’assez de personnels pour maintenir leur niveau actuel de services, et il faudrait déjà environ 832 000 professionnels supplémentaires simplement pour conserver la densité de soins existante dans les systèmes les plus exposés.

Le problème n’est donc pas seulement de former davantage de médecins. Il concerne aussi les infirmiers, sages-femmes, techniciens et personnels de proximité, ainsi que la répartition géographique des professionnels et leur fidélisation. Le vieillissement simultané de la population et des soignants crée une contrainte double : plus de besoins de soins au moment même où une partie importante des professionnels quitte le marché du travail.

Un impact récent a creusé sur la Lune un cratère de 222 mètres

Des chercheurs ont identifié sur la Lune un cratère d’environ 222 mètres de diamètre et jusqu’à 43 mètres de profondeur, créé par un impact survenu en mai 2024. Il s’agit du plus grand cratère récent observé dans le système solaire depuis que les sondes permettent de suivre systématiquement ce type d’événement.

Les images du Lunar Reconnaissance Orbiter de la NASA montrent que l’impact a perturbé le sol sur plus de 100 kilomètres autour du point de chute. Les chercheurs estiment qu’un événement de cette taille ne se produit sur la Lune qu’environ une fois tous les 132 ans.

L’intérêt n’est pas seulement géologique. Les données permettent de mieux mesurer jusqu’où les éjectas et les vibrations d’un impact peuvent affecter la surface. Cela compte pour la conception d’équipements lunaires permanents : une future base n’aurait pas besoin d’être frappée directement par une météorite pour subir des projections de matériaux ou des perturbations provenant d’un impact lointain.

Le futur accord mondial sur les pandémies avance sur le partage des

agents pathogènes

Les États membres de l’OMS ont achevé une nouvelle session de négociation sur le système PABS, pour « Pathogen Access and Benefit-Sharing ». Ce mécanisme doit devenir une annexe essentielle de l’accord mondial sur les pandémies adopté en 2025.

Son principe est simple à formuler mais difficile à organiser : les pays doivent pouvoir partager rapidement des échantillons de nouveaux agents pathogènes et leurs informations génétiques afin que la recherche démarre sans délai ; en contrepartie, les bénéfices qui en découlent — vaccins, médicaments, diagnostics — doivent être répartis de manière plus équitable.

C’est précisément ce qui avait créé de fortes tensions pendant la pandémie de Covid-19 : certains pays fournissaient des données essentielles mais accédaient tardivement aux produits développés à partir de ces informations. Les négociateurs ont progressé sur le texte, mais l’annexe doit encore être finalisée avant que l’accord complet puisse entrer dans sa phase de signature et de ratification.

La bonne nouvelle

Le Danemark vient d’inaugurer Greensand Future, présenté comme la première chaîne commerciale à grande échelle en Europe reliant capture, transport maritime et stockage permanent de CO2 en mer. Le carbone, provenant notamment d’installations danoises de biométhane, est acheminé vers Esbjerg puis injecté dans l’ancien gisement pétrolier Nini West, en mer du Nord, à environ 1 800 mètres sous le fond marin.

Le projet a reçu 41 millions d’euros du Fonds européen pour l’innovation. Sa première phase vise jusqu’à 400 000 tonnes de CO2 stockées par an et environ 2,4 millions de tonnes sur huit ans, avec une capacité potentiellement beaucoup plus importante si de nouvelles sources de CO2 rejoignent le réseau.

Le captage et stockage du carbone ne remplace pas la réduction des émissions à la source et reste coûteux. La bonne nouvelle est plus précise : une infrastructure complète, longtemps cantonnée aux démonstrateurs, passe désormais à une exploitation commerciale réelle en Europe. Pour les émissions industrielles difficiles à éliminer autrement, c’est une brique supplémentaire qui devient concrètement disponible.

Sources

Météo-France — Rillieux-la-Pape Météo-France — Lyon Météo-France — Villefranche-sur-Saône Météo-France — Tournus Météo-France — Château-Gontier Météocity — Rillieux-la-Pape, prévision du 19 septembre Météocity — Villefranche-sur-Saône, prévision du 19 septembre Météocity — Tournus Météocity — Château-Gontier Reuters — Menaces hybrides russes et protection des infrastructures françaises Reuters — EDF et dix petits réacteurs modulaires en Europe Ministère de la Transition écologique — intervention de l’ADEME à Fibre Excellence Tarascon Reuters — États-Unis et Chine discutent des droits de douane sur le GNL Reuters — OMS : vieillissement et pénurie mondiale de soignants Associated Press — un nouveau grand cratère identifié sur la Lune OMS — négociations sur l’accord sur les pandémies et le système PABS Commission européenne / CINEA — Greensand Future INEOS — ouverture du premier site de stockage de CO2 à pleine échelle de l’UE