lundi 21 septembre 2026

Le journal des blasés

Lundi 21 septembre 2026. Le temps reste sec et agréablement chaud autour de Lyon. En France, un projet d’aciérie électrique à Fos-sur-Mer tranche avec la morosité de la sidérurgie européenne, la crise locative gagne des ménages jusque-là très solvables et Paris resserre ses liens avec Ottawa. Dans le monde, l’ONU ouvre sa grande semaine diplomatique dans un contexte tendu, le trafic reste très réduit à Ormuz, l’Australie revoit sa dynamique démographique et Washington prépare une nouvelle étape dans son bras de fer avec la Cour pénale internationale.

Météo — Rillieux-la-Pape

À Rillieux-la-Pape, la prévision quotidienne actuelle pour ce lundi 21 septembre donne une journée sèche, agréablement chaude, avec du soleil et quelques nuages élevés. La minimale est voisine de 10 °C et la maximale de 25 °C. Aucun épisode pluvieux ou orageux n’est signalé dans la prévision du jour. Le vent ne constitue pas le fait marquant de la journée. En pratique : veste légère utile au départ tôt le matin, puis tenue estivale dans l’après-midi ; pas de raison particulière de prévoir un équipement de pluie.

Les écarts avec les quatre villes de comparaison restent limités. Lyon est annoncé autour de 13 à 24 °C, sec, avec un vent de nord pouvant approcher 25 km/h. Villefranche-sur-Saône se situe autour de 14 à 24 °C, sans pluie, avec un vent de nord de 13 à 23 km/h. Tournus est un peu plus fraîche au lever, autour de 10 °C, puis atteint environ 25 °C avec quelques éclaircies et sans signal de pluie notable. Château-Gontier-Bazouges est légèrement plus douce le matin, autour de 14 °C, et monte vers 26 °C ; le ciel est partiellement nuageux, avec 0 mm prévu et un vent de nord-est faible à modéré.

France

À Fos-sur-Mer, un pari industriel de 1,2 milliard d’euros sur

l’acier électrique

Le groupe italien Marcegaglia prépare à Fos-sur-Mer le projet « Mistral », qui pourrait devenir la première nouvelle aciérie construite en France depuis cinquante ans. L’investissement annoncé atteint 1,2 milliard d’euros. Le site, racheté en 2024 à Ascometal, produit aujourd’hui environ 90 000 tonnes d’acier par an ; le projet vise plus de 2,15 millions de tonnes à partir de 2029, puis jusqu’à 4 millions à l’horizon 2031-2032.

La future installation reposerait sur un four à arc électrique alimenté en grande partie par de la ferraille recyclée. Marcegaglia estime que cette voie réduirait d’environ 80 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une production classique par hauts-fourneaux. L’entreprise prévoit également un nouveau laminoir et des aménagements ferroviaires.

La décision finale d’investissement est attendue d’ici la fin de l’année et des discussions se poursuivent avec l’État sur le soutien financier. Si le calendrier est tenu, les travaux commenceraient début 2027 pour une mise en service en 2029. Marcegaglia dit vouloir faire passer l’effectif local d’environ 320 salariés à 1 300. Mistral sera donc aussi un test de la politique européenne de décarbonation et de protection commerciale.

La pénurie locative gagne les ménages aisés

La crise du logement locatif ne concerne plus seulement les étudiants ou les ménages précaires. Dans les grandes métropoles, des candidats disposant de revenus confortables et de dossiers solides peinent eux aussi à trouver un logement. Selon les données citées par Le Monde, l’offre disponible à Paris est inférieure de 30 % à 40 % à son niveau d’avant le Covid, tandis que les loyers ont encore progressé d’environ 2,5 % sur un an à l’échelle nationale.

Les professionnels avancent plusieurs causes qui se cumulent : hausse des taux d’intérêt depuis 2022, qui empêche certains locataires de devenir propriétaires et réduit la rotation du parc ; disparition du dispositif Pinel, qui soutenait l’investissement locatif neuf ; retrait d’une partie des logements énergivores classés F ou G, certains propriétaires préférant vendre plutôt que rénover.

La tension dépasse Paris : Lyon, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Lille, Nice et plusieurs villes moyennes sont concernées. Le parc social ne peut absorber la pression : 2,9 millions de ménages étaient en attente d’un logement social fin 2025, et seule environ une demande sur sept était satisfaite. Le gouvernement mise sur de nouvelles incitations à l’investissement et sur un assouplissement du DPE à partir de 2027.

France et Canada rapprochent leurs intérêts depuis Saint-Pierre-et-Miquelon

Emmanuel Macron et le premier ministre canadien Mark Carney se sont rencontrés dimanche à Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire français situé au large de Terre-Neuve. Les deux dirigeants ont annoncé vouloir approfondir leur coopération dans l’énergie, le climat, l’espace et le commerce, dans un contexte où Ottawa cherche à réduire sa dépendance stratégique vis-à-vis des États-Unis.

La France soutient notamment la perspective d’un statut de membre associé de l’Union européenne pour le Canada. Paris souhaite aussi que davantage de gaz naturel liquéfié canadien puisse être exporté vers l’Europe. Les deux pays travaillent parallèlement à des coopérations spatiales et de défense plus étroites.

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, appliqué provisoirement depuis neuf ans, n’est toujours pas ratifié par plusieurs États membres, dont la France. L’affichage stratégique va donc plus vite que l’intégration juridique et commerciale.

Monde

Une Assemblée générale de l’ONU sous contrainte

Près de 130 chefs d’État doivent se retrouver cette semaine à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies. Les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine domineront les discussions, avec également le Soudan et les conséquences des conflits sur l’alimentation, l’énergie et les grandes routes commerciales.

L’organisation aborde cette séquence dans une position fragile. Les États-Unis viennent de verser 725 millions de dollars au budget ordinaire de l’ONU afin d’éviter de perdre leur droit de vote à l’Assemblée générale, mais Washington lui doit encore plus d’un milliard de dollars. Dans le même temps, l’administration Trump a réduit ses contributions et quitté plusieurs organismes internationaux.

António Guterres termine son mandat de secrétaire général fin 2026 et la recherche de son successeur est engagée. Sur l’Ukraine, le Conseil de sécurité reste paralysé par le veto russe ; sur le Moyen-Orient, l’ONU tente surtout de préserver des canaux diplomatiques. La semaine testera donc aussi la capacité de l’organisation à rester un lieu de compromis.

Le trafic visible reste très faible dans le détroit d’Ormuz

Seulement douze navires transportant des marchandises ont été observés franchissant le détroit d’Ormuz pendant le week-end, contre 35 le week-end précédent. Avant le déclenchement, le 28 février, de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, environ 125 grands navires commerciaux empruntaient quotidiennement ce passage.

La comparaison doit être interprétée avec prudence : une partie des pétroliers circulent désormais avec leur transpondeur coupé, de sorte que le trafic réellement effectué est supérieur au trafic visible dans les données de suivi. Il n’en reste pas moins que l’activité commerciale normale est profondément perturbée.

L’enjeu mondial est considérable. Avant la guerre, le détroit concentrait environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Toute réduction durable du passage entraîne des coûts logistiques supplémentaires, complique les approvisionnements et entretient la prime de risque sur les prix de l’énergie.

L’Australie se prépare à une croissance démographique beaucoup plus lente

Le nouveau rapport intergénérationnel du Trésor australien prévoit que les décès dépasseront les naissances dans les années 2060, ce qui constituerait une première dans les projections officielles du pays. La croissance de la population devrait ralentir à environ 0,9 % par an au cours des quatre prochaines décennies, contre 1,4 % en moyenne sur les quarante années précédentes.

L’Australie a longtemps compensé sa faible fécondité par une immigration élevée. Or les flux migratoires ralentissent également. Le pays se rapproche donc, avec retard, d’une trajectoire déjà visible au Japon, en Allemagne ou en Corée du Sud : vieillissement plus rapide, croissance naturelle qui disparaît et poids croissant des dépenses liées à la dépendance.

Le paradoxe est que les secteurs appelés à croître le plus, notamment la santé et l’aide aux personnes âgées, dépendent eux-mêmes fortement de travailleurs immigrés. Réduire l’immigration tout en absorbant le vieillissement devient ainsi une équation de politique publique particulièrement délicate.

Washington prépare des sanctions contre la Cour pénale

internationale elle-même

L’administration Trump a préparé un régime de sanctions visant non plus seulement certains magistrats de la Cour pénale internationale, mais l’institution dans son ensemble. Le calendrier de l’annonce n’est pas encore fixé. Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI et contestent notamment ses mandats d’arrêt visant des responsables israéliens ainsi qu’une ancienne enquête concernant des militaires américains en Afghanistan.

Si ces sanctions étaient effectivement décidées, les citoyens et entreprises américaines ne pourraient plus fournir de fonds, de biens ou de services à la Cour sans autorisation du Trésor. L’effet dépasserait donc largement la diplomatie : services informatiques, assurances, recrutement d’enquêteurs, opérations bancaires courantes et paiement d’employés américains pourraient être perturbés.

Washington a déjà sanctionné individuellement des juges et procureurs. Viser l’organisation entière constituerait un changement d’échelle et poserait une question très concrète : jusqu’où une institution internationale peut-elle fonctionner lorsqu’elle dépend de prestataires et de banques exposés au système financier américain ?

La bonne nouvelle

L’Organisation mondiale de la santé a validé l’élimination du trachome comme problème de santé publique au Timor-Leste. Cette maladie bactérienne est la première cause infectieuse de cécité dans le monde ; les infections répétées peuvent cicatriser l’intérieur de la paupière, retourner les cils vers l’œil et entraîner progressivement une perte de la vision.

La validation ne signifie pas qu’aucun cas isolé ne pourra jamais réapparaître. Elle signifie que la transmission ne se maintient plus à un niveau nécessitant une intervention spécifique de santé publique et que le système de santé est capable de détecter et traiter les cas résiduels. Une enquête menée en 2025 a analysé 4 949 échantillons d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans les treize municipalités du pays sans mettre en évidence de transmission nécessitant une campagne spécifique.

Le Timor-Leste devient le 33e pays au monde où l’OMS valide cette élimination. Surtout, il était le dernier pays de la région OMS de l’Asie du Sud-Est où le trachome était encore suspecté d’être endémique : toute la région est désormais considérée comme débarrassée de la maladie en tant que problème de santé publique. Le maintien de la surveillance et des services ophtalmologiques reste nécessaire, mais le résultat est mesurable, collectif et durable.

Sources

Météo-France — Rillieux-la-Pape MeteoSun — Lyon, lundi 21 septembre MeteoSun — Villefranche-sur-Saône, lundi 21 septembre MeteoSun — Tournus Météo Direct — Château-Gontier-sur-Mayenne, lundi 21 septembre Le Monde — projet d’aciérie Marcegaglia à Fos-sur-Mer Le Monde — tensions sur le marché locatif Reuters — rencontre Macron-Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon Reuters — Assemblée générale des Nations unies Reuters — trafic dans le détroit d’Ormuz Reuters — perspectives démographiques de l’Australie Reuters — sanctions américaines préparées contre la CPI OMS — élimination du trachome au Timor-Leste