vendredi 11 septembre 2026

Le VRAI quotidien

Vendredi 11 septembre 2026.

Météo — Lyon 6e

À Lyon 6e, la journée s’annonce sèche, lumineuse et sans phénomène notable. Le bulletin quotidien de Météo-France pour Lyon, actualisé jeudi 10 septembre à 11 h, prévoit un soleil généreux vendredi matin, avec environ 13 °C vers 8 h, puis un après-midi sec et bien ensoleillé, autour de 23 °C vers 14 h. Ce sont les repères thermiques les plus précis du bulletin local accessible ce matin ; aucun créneau de pluie ou d’averse n’est annoncé. Le vent de nord restera faible et ne constituera pas un facteur marquant. En pratique : veste légère utile au départ, puis conditions très favorables aux déplacements et aux activités extérieures à partir de la fin de matinée.

France

Cegid et Silae préparent un groupe logiciel de plus de 10 milliards d’euros

Deux des principales entreprises françaises de logiciels de gestion vont se rapprocher. Cegid et Silae ont annoncé leur intention de fusionner dans une opération valorisant le futur ensemble à plus de 10 milliards d’euros. Silver Lake, déjà actionnaire majoritaire des deux sociétés, conservera le contrôle du groupe, dont la direction doit être confiée à Christian Pedersen. La finalisation est prévue au premier semestre 2027, sous réserve des autorisations nécessaires.

L’intérêt industriel dépasse la seule taille financière. Cegid est fortement implanté dans la comptabilité, la fiscalité, la finance et les logiciels destinés aux PME et aux experts-comptables ; Silae occupe une position centrale dans la paie et les ressources humaines en France. Selon les entreprises, leurs solutions servent ensemble environ deux millions de clients finaux et plus de 15 000 cabinets d’expertise comptable, et produisent plus de 13 millions de bulletins de paie par mois en Europe.

Le rapprochement vise donc à construire une suite intégrée couvrant une grande partie des fonctions administratives des petites et moyennes entreprises. C’est aussi un mouvement de consolidation dans un secteur européen fragmenté, face à des groupes américains capables d’investir massivement dans le cloud et l’automatisation. La question décisive sera moins celle de la taille annoncée que celle de l’intégration effective des produits, des données et des réseaux de distribution.

Toulouse récupère une nouvelle tranche industrielle de OneWeb

Eutelsat a commandé à Airbus 229 satellites supplémentaires pour renouveler et renforcer sa constellation OneWeb en orbite basse. Le contrat représente environ un milliard d’euros et s’ajoute aux 440 satellites déjà commandés à Airbus. Au total, 669 nouveaux appareils doivent ainsi être produits par l’avionneur européen pour assurer la continuité du réseau.

La fabrication sera réalisée à Toulouse, où Airbus a déjà mis en place la chaîne destinée aux précédentes séries. Eutelsat exploite aujourd’hui plus de 600 satellites OneWeb sur douze plans orbitaux à environ 1 200 kilomètres d’altitude. Le groupe ne cherche pas à reproduire le modèle grand public de Starlink : sa clientèle est davantage composée d’États, d’opérateurs télécoms et d’entreprises ayant besoin d’une connectivité à faible latence dans des zones mal desservies.

La nouvelle commande joue aussi un rôle de transition. Elle doit maintenir la capacité OneWeb jusqu’à la montée en puissance d’IRIS², la future constellation souveraine de l’Union européenne. Pour l’industrie spatiale française, l’enjeu est immédiat : maintenir une cadence de production en série à Toulouse, conserver une chaîne de sous-traitance active et accumuler de l’expérience sur les constellations de grande taille, là où les États-Unis ont pris une avance considérable.

Monde

La BCE remonte ses taux face au retour de l’inflation énergétique

La Banque centrale européenne a relevé jeudi ses trois taux directeurs de 25 points de base. Le taux de dépôt passe à 2,50 %. C’est un changement de phase pour la zone euro : après les baisses engagées lorsque l’inflation avait reflué, la hausse des prix de l’énergie oblige désormais Francfort à resserrer de nouveau les conditions monétaires.

Les nouvelles projections de la BCE anticipent une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, 2,5 % en 2027 et encore 2,1 % en 2028. Hors énergie et alimentation, elle serait de 2,5 % cette année, 2,6 % l’an prochain et 2,3 % en 2028. En parallèle, la croissance résisterait mieux qu’attendu, à 0,9 % en 2026, 1,4 % en 2027 puis 1,5 % en 2028.

Cette combinaison est inconfortable : l’activité n’est pas en récession, mais l’inflation importée par l’énergie rend le crédit plus cher au moment où l’Europe cherche précisément à accélérer les investissements dans la défense, les réseaux électriques, les infrastructures numériques et l’industrie. Une hausse de 25 points de base paraît modeste ; répétée et transmise aux obligations d’État, aux prêts immobiliers et au financement des entreprises, elle modifie rapidement les arbitrages d’investissement.

Le FMI voit toujours 3 % de croissance mondiale, mais des marges de

sécurité plus faibles

Le Fonds monétaire international estime que l’économie mondiale reste en mesure d’atteindre environ 3 % de croissance en 2026. La résistance de l’activité tient notamment à la capacité des pays importateurs d’énergie à diversifier leurs approvisionnements, à utiliser leurs stocks et à réorganiser leurs flux commerciaux. Le choc géopolitique n’a donc pas, à ce stade, provoqué une rupture comparable à celle redoutée au début des tensions.

Le FMI souligne cependant que les amortisseurs sont moins confortables. Les prix de l’énergie restent élevés, les pays devront reconstituer leurs réserves avant l’hiver et l’inflation anticipée a remonté. Surtout, la dette publique mondiale approche 100 % du PIB, ce qui réduit la capacité de nombreux gouvernements à absorber un nouveau choc par la dépense budgétaire.

Le contraste est important pour les marchés. La croissance globale reste positive, mais elle dépend de plus en plus d’investissements très concentrés — notamment dans les technologies numériques — et d’une adaptation logistique coûteuse. Dans les économies avancées, les États doivent simultanément financer le vieillissement, la défense, la transition énergétique et le service d’une dette plus chère. Dans les pays émergents les plus fragiles, la contrainte est différente mais tout aussi forte : moins de financements concessionnels et davantage de risques de liquidité. Le FMI publiera ses prochaines prévisions complètes lors de ses réunions annuelles d’octobre.

L’hydrogène propre franchit 130 milliards de dollars

d’investissements engagés

Le Hydrogen Council évalue désormais à plus de 130 milliards de dollars les investissements engagés dans l’hydrogène propre. Plus de 570 projets représentant environ 6,9 millions de tonnes de capacité annuelle sont considérés comme engagés ; environ 90 % seraient déjà en construction ou en exploitation. Le secteur est donc sorti de la seule phase des annonces, mais reste très loin d’un marché mature.

La géographie du déploiement se précise. La Chine concentre plus de la moitié de la capacité mondiale engagée dans l’hydrogène renouvelable. L’Europe reste un grand pôle d’investissement, tandis que les États-Unis sont particulièrement présents dans l’hydrogène bas carbone. Les politiques actuellement adoptées soutiendraient environ six millions de tonnes de demande en 2030 ; une mise en œuvre plus ambitieuse pourrait porter ce volume à onze millions.

Le problème principal se déplace maintenant vers les débouchés. Produire de l’hydrogène électrolytique reste coûteux, et les industriels hésitent à signer des contrats longs lorsque l’acier, les engrais ou les carburants concurrents issus d’énergies fossiles restent moins chers. Plusieurs projets ont ainsi été abandonnés ou redimensionnés. La prochaine étape ne dépend donc plus seulement des électrolyseurs et des capacités électriques : elle dépend de clients capables d’accepter un surcoût, de réglementations créant une demande et d’infrastructures permettant de transporter ou de transformer l’hydrogène.

L’Argentine profite du déplacement des routes mondiales du maïs

Les exportations argentines de maïs devraient atteindre environ dix millions de tonnes sur les seuls mois d’août et septembre, un record pour cette période. Le pays bénéficie d’une récolte estimée à 71,7 millions de tonnes, mais surtout d’une réorganisation du commerce mondial provoquée par plusieurs chocs simultanés.

L’Ukraine reste limitée par la guerre et par les attaques contre ses infrastructures portuaires de la mer Noire. Une partie des volumes doit transiter par le Danube, où les faibles niveaux d’eau compliquent la logistique. En Europe, la chaleur a dégradé certaines récoltes. Le Brésil, autre grand concurrent sud-américain, consomme davantage de maïs sur son marché intérieur, notamment pour l’éthanol : sa consommation est estimée en hausse de 7,1 %, à 98 millions de tonnes pour la campagne 2025-2026.

L’Argentine récupère donc des parts de marché, particulièrement en Afrique du Nord. Les achats marocains de maïs argentin ont progressé de 133 % sur un an, tandis que l’Égypte et l’Algérie augmentent également leurs volumes. Le mouvement illustre la plasticité du commerce agricole : une guerre en Europe orientale, une sécheresse fluviale et l’essor des biocarburants au Brésil peuvent, en quelques mois, déplacer les flux vers les ports argentins. Pour les importateurs, cette diversification sécurise l’approvisionnement mais allonge souvent les distances maritimes.

Zoom pays — Géorgie

Une petite économie du Caucase en croissance rapide

La Géorgie compte 3,94 millions d’habitants au 1er janvier 2026. Sa position, entre mer Noire, Turquie, Russie, Arménie et Azerbaïdjan, lui donne une importance économique sans rapport avec sa taille : elle se trouve sur l’un des itinéraires possibles entre l’Asie centrale, la Caspienne et l’Europe qui évitent le territoire russe.

L’économie a progressé de 7,5 % en 2025 et le FMI prévoit encore 6,5 % en 2026, avant un retour progressif vers un potentiel de moyen terme proche de 5 %. La performance est solide, mais l’inflation a remonté : elle atteignait 5,9 % en avril, au-dessus de la cible de la banque centrale. Le FMI souligne en revanche une dette publique inférieure à 35 % du PIB et des réserves de change revenues à un niveau jugé adéquat.

Commerce dynamique, capitaux plus volatils

Au premier semestre, les exportations de biens ont atteint 3,87 milliards de dollars, en hausse de 20 % sur un an, pour 9,04 milliards d’importations. Le déficit commercial demeure donc structurel et important, à 5,17 milliards de dollars. La composition des exportations montre aussi la fonction de plateforme du pays : les voitures particulières restent le premier poste, largement alimenté par la réexportation, devant les produits pétroliers, les minerais de métaux précieux, les ferroalliages et le cuivre.

Les investissements directs étrangers donnent une image plus contrastée. Ils ont reculé de 23,2 % sur un an au deuxième trimestre, à 468,8 millions de dollars. La Chine est devenue le premier investisseur avec 219,5 millions, devant le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Les flux sont surtout allés à la finance, à l’immobilier et, plus loin derrière, à l’industrie manufacturière. La Géorgie attire donc du capital, mais une partie de sa croissance reste dépendante de flux extérieurs sensibles à la conjoncture et à la géopolitique.

L’électricité, abondante en eau mais déficitaire en hiver

Le système électrique géorgien dispose d’environ 4 800 MW de capacités. L’hydroélectricité en constitue l’ossature, ce qui permet au pays d’exporter une partie de son courant au printemps et en été. Le revers apparaît en saison froide : lorsque les débits diminuent, la production ne suffit plus toujours à couvrir la demande.

En 2025, la production a atteint environ 13,8 milliards de kWh pour une consommation proche de 14,9 milliards. Les importations ont atteint 1,6 milliard de kWh, dont la plus grande part provenait de Russie, devant l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Le gouvernement veut porter la capacité installée à 11 600 MW d’ici 2036, avec notamment 1 300 MW d’éolien, 1 700 MW de solaire et 1 000 MW d’hydroélectricité supplémentaires prévus d’ici 2031, complétés par des moyens pilotables.

Cette stratégie est liée au projet de câble sous-marin de la mer Noire vers la Roumanie. La Banque mondiale finance les études préparatoires dans un programme pouvant atteindre 500 millions de dollars, avec l’idée d’associer une interconnexion électrique à une liaison en fibre optique. La Géorgie cherche ainsi à devenir non seulement un pays de transit terrestre, mais aussi une porte énergétique et numérique vers l’Union européenne.

Anaklia doit donner une profondeur maritime au « corridor médian »

Le projet le plus symbolique est le port en eau profonde d’Anaklia, sur la mer Noire. Les travaux sont entrés dans une phase active cet été. Deux dragues doivent approfondir le chenal et le bassin à 17,5 mètres, tandis qu’une digue de 1,38 kilomètre doit être construite. La première phase est prévue pour 2029 avec une capacité d’au moins 600 000 EVP par an ; une seconde étape pourrait porter le total à un million d’EVP en 2035.

Anaklia doit compléter le rail et les routes du « corridor médian » reliant la Chine et l’Asie centrale à l’Europe via le Kazakhstan, la Caspienne, l’Azerbaïdjan et la Géorgie. Le potentiel est réel, mais la concurrence l’est aussi : le corridor reste plus complexe que les routes maritimes classiques, nécessite de multiples ruptures de charge et dépend de la coordination de plusieurs États. La valeur stratégique de la Géorgie tient précisément à ce paradoxe : petit marché intérieur, mais position de passage rare entre plusieurs ensembles économiques.

Intelligence artificielle

IBM et la NASA publient un modèle ouvert consacré à la Lune

IBM et la NASA ont publié le Lunar Foundation Model, un modèle d’intelligence artificielle ouvert destiné à l’analyse scientifique de la surface lunaire. Il a été entraîné sur plus de trente couches de données spatialement alignées provenant de neuf instruments répartis sur quatre missions, dont le Lunar Reconnaissance Orbiter.

L’objectif n’est pas de produire du texte, mais de reconnaître et de relier des structures dans d’immenses jeux de données d’observation. IBM indique que le modèle améliore jusqu’à 23 % les performances de méthodes couramment utilisées pour identifier certaines caractéristiques de la surface, notamment des cratères, des formations volcaniques et des zones susceptibles de contenir de la glace.

L’intérêt est directement opérationnel pour l’exploration : la cartographie fine aide à choisir des sites d’atterrissage, à caractériser les terrains et à localiser des ressources. La glace d’eau est particulièrement importante, puisqu’elle pourrait fournir de l’eau, de l’oxygène et, après transformation, des ergols. Le modèle rejoint la famille scientifique Prithvi développée par IBM et la NASA et illustre un usage de l’IA très différent des assistants conversationnels : extraire des structures physiques de données multisources, avec un outil publiquement accessible aux chercheurs.

Sources

Lyon](https://meteofrance.com/previsions-meteo-france/lyon/69000)

Cegid](https://www.silae.fr/presse/cegid-et-silae-sunissent-pour-creer-un-leader-ia-europeen/)

Silae](https://www.reuters.com/legal/transactional/frances-cegid-silae-merge-10-billion-software-deal-2026-09-09/)

OneWeb](https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-09-eutelsat-orders-229-additional-oneweb-satellites-from-airbus)

OneWeb](https://www.eutelsat.com/media-press/media-centre/news/eutelsat-procures-a-further-oneweb-229-leo-satellites-airbus)

septembre](https://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2026/html/ecb.mp260910~314e508016.pl.html)

FMI](https://www.reuters.com/world/china/imf-say-global-growth-track-reach-3-2026-risks-remain-high-2026-09-10/)

2026](https://hydrogencouncil.com/en/clean-hydrogen-investment-reaches-usd-130-billion-as-energy-security-and-resilience-rise-up-the-global-agenda/)

maïs](https://www.reuters.com/world/americas/argentinas-corn-exports-set-record-war-ukraine-european-heat-wave-reshape-trade-2026-09-09/)

Géorgie](https://www.imf.org/en/news/articles/2026/06/10/pr-26197-georgia-imf-executive-board-concludes-2026-article-iv-consultation)

Géorgie](https://www.geostat.ge/en/modules/categories/41/population)

2026](https://www.geostat.ge/index.php/en/single-news/3844/foreign-direct-investments-q2-2026)

géorgien](https://interfax.com/newsroom/top-stories/117328/)

Noire](https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2024/05/21/world-bank-approves-35-million-investment-for-black-sea-submarine-cable-project-preparatory-activities)

d’Anaklia](https://interfax.com/newsroom/top-stories/118614/)

d’Anaklia](https://en.portnews.ru/news/print/396260/)

Model](https://newsroom.ibm.com/2026-09-10-ibm-and-nasa-release-open-source-ai-model-to-support-lunar-exploration)