jeudi 24 septembre 2026

Le VRAI quotidien

Jeudi 24 septembre 2026.

Météo — Lyon 6e

À Lyon 6e, la journée de jeudi restera sèche et douce, avec un ciel moins parfaitement bleu que mercredi mais sans véritable dégradation. Le bulletin quotidien de Météo-France, actualisé mercredi 23 septembre à 6 h, prévoit des passages de nuages élevés le matin, autour de 14 °C vers 8 h, puis un ciel voilé l’après-midi avec environ 26 °C vers 14 h. Le vent de nord restera faible à assez faible. Aucun épisode pluvieux n’apparaît dans la prévision municipale pour ces créneaux. L’amplitude thermique restera donc marquée entre le début de matinée et le milieu d’après-midi. En pratique : une couche légère sera utile au départ, mais la tenue pourra redevenir estivale après midi ; le parapluie n’est pas nécessaire au vu de la prévision actuelle.

France

Le secteur privé repasse en croissance, mais le signal reste fragile

La photographie conjoncturelle française s’est nettement améliorée en septembre. L’indice PMI composite « flash » de S&P Global et HCOB est passé de 48,5 en août à 51,2, alors que les économistes interrogés anticipaient en moyenne 48,7. Le franchissement de 50 signifie que l’activité privée renoue avec l’expansion, à son rythme le plus rapide depuis un peu plus de deux ans.

Le mouvement vient surtout des services : leur indice d’activité remonte de 48,0 à 51,4, un plus haut de dix mois. Les nouvelles commandes augmentent pour la première fois en dix mois et la contraction des commandes étrangères devient moins marquée. Ce rebond ne suffit toutefois pas à installer une tendance robuste. Les entreprises ont réduit leurs effectifs pour un cinquième mois consécutif, tandis que leurs anticipations d’activité se sont de nouveau dégradées. Surtout, les coûts d’intrants et les prix facturés ont progressé à leur rythme le plus élevé depuis mai, sous l’effet de l’énergie, des carburants, des métaux et des composants.

Le message est donc double : la demande intérieure résiste mieux qu’attendu, mais la reprise se produit au moment où le choc énergétique recommence à alimenter les coûts. Pour la Banque centrale européenne comme pour les entreprises françaises, le risque n’est plus seulement celui d’une activité trop faible, mais celui d’une reprise accompagnée d’une inflation de coûts persistante.

Airbus obtient un contrat de cybersécurité sur vingt-cinq ans

La Direction générale de l’armement a attribué à Airbus Cybersecurity le contrat PARACOM, prévu pour vingt-cinq ans. Il porte sur la conception, la production et le maintien en condition opérationnelle de passerelles de cybersécurité destinées aux réseaux du ministère des Armées.

Ces équipements devront permettre des échanges filtrés entre systèmes relevant de niveaux de classification différents, du non-classifié jusqu’au secret. Ils ne seront pas cantonnés aux centres de données : Airbus prévoit des versions intégrables dans des postes de commandement, des bâtiments de surface, des sous-marins, des avions, des hélicoptères, des drones ou des véhicules blindés.

La durée du contrat est en elle-même significative. Elle traduit la transformation de la cybersécurité militaire en infrastructure de long terme, au même titre que les réseaux de communication ou les systèmes d’armes. L’enjeu n’est plus uniquement de protéger un système informatique donné, mais de permettre la circulation contrôlée des données entre des environnements de sensibilité différente, y compris au plus près des opérations. Pour Airbus, PARACOM consolide aussi une activité de cybersécurité souveraine devenue stratégique dans son portefeuille défense.

Monde

L’OCDE voit une économie mondiale résistante, mais des amortisseurs

qui s’épuisent

L’OCDE maintient une croissance mondiale de 2,9 % en 2026 et prévoit 3,0 % en 2027. Pour 2026, c’est légèrement mieux que sa projection de juin ; pour 2027, légèrement moins bien. L’organisation estime que l’économie a mieux absorbé que prévu le choc énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient, grâce à des routes d’approvisionnement alternatives, aux prélèvements sur les stocks, à la libération coordonnée de réserves stratégiques, à davantage de production hors du Golfe et à une demande pétrolière chinoise moins forte.

Le problème est que ces mécanismes ne sont pas illimités. L’OCDE souligne explicitement que les « coussins » ayant amorti le choc s’épuisent. L’inflation moyenne du G20 est désormais attendue à 4,1 % en 2026 puis encore 3,6 % en 2027. Dans la zone euro, la croissance serait limitée à 1 % cette année comme l’an prochain ; aux États-Unis, elle atteindrait 2,2 % puis 2,1 % ; en Chine, 4,5 % puis 4,2 %.

Le scénario central n’est donc pas celui d’une récession mondiale, mais d’une économie plus coûteuse à financer et à alimenter. La remontée des rendements obligataires souverains accroît parallèlement la pression sur les budgets publics. Les gouvernements disposent de moins de marge pour compenser les prix de l’énergie, précisément au moment où les ménages et les industries les plus exposés demandent davantage de soutien.

Au Nigeria, TotalEnergies engage un nouveau maillon de la chaîne LNG

TotalEnergies et son partenaire nigérian AMNI ont pris la décision finale d’investissement pour le champ gazier offshore Ima, près de Bonny Island. Le groupe français opérera le projet avec 40 % d’intérêt, AMNI en détenant 60 %. La mise en production est prévue en 2028, avec un plateau de 350 millions de pieds cubes de gaz par jour, soit plus de 60 000 barils équivalent pétrole quotidiens.

Le champ sera relié par un gazoduc de 22 kilomètres à Nigeria LNG. Ima doit fournir environ un tiers du gaz nécessaire à l’extension Train 7, qui fera passer la capacité de liquéfaction du complexe de 22 à 30 millions de tonnes par an. Le projet prévoit une alimentation électrique depuis la côte, l’absence de torchage et une détection permanente du méthane.

L’intérêt dépasse le seul portefeuille de TotalEnergies. Dans un marché mondial du gaz rendu plus tendu par les risques du Golfe, les capacités nigérianes constituent une source supplémentaire pour un commerce du LNG de plus en plus mondialisé. Mais l’effet sera structurel plutôt qu’immédiat : Ima ne commencera à produire qu’en 2028. L’investissement illustre donc la réponse de moyen terme du secteur à une sécurité énergétique devenue durablement plus coûteuse.

Boeing peine à convertir la détente commerciale avec Pékin en commandes

À quelques heures du sommet entre les présidents américain et chinois, les espoirs d’une nouvelle commande chinoise massive à Boeing s’amenuisent. Selon Reuters, l’avionneur cherche désormais surtout à finaliser l’accord annoncé en mai portant sur 200 appareils, plutôt qu’à obtenir immédiatement des engagements portant sur plusieurs centaines d’avions supplémentaires.

L’enjeu industriel est considérable. Boeing est pratiquement exclu des nouvelles commandes chinoises depuis 2017, période pendant laquelle Airbus a accru sa présence, notamment grâce à sa chaîne d’assemblage de Tianjin. Les deux grands avionneurs estiment que la Chine aura besoin d’environ 9 000 appareils neufs d’ici 2045, ce qui en fait l’un des marchés déterminants pour l’équilibre mondial du secteur.

Cette affaire montre à quel point les commandes aéronautiques sont devenues des instruments de négociation commerciale. Washington et Pékin ont prolongé de deux mois leur trêve tarifaire, mais leurs discussions portent simultanément sur les semi-conducteurs, les terres rares, les produits agricoles, Taïwan et les technologies critiques. Dans ce contexte, une commande d’avions peut être moins le résultat d’un besoin immédiat des compagnies que la traduction concrète d’un compromis diplomatique. Airbus bénéficie pour l’instant du fait que sa relation industrielle avec la Chine est moins directement exposée au bras de fer sino-américain.

PRIMA : la NASA crée une catégorie intermédiaire de grands observatoires

La NASA a sélectionné PRIMA, pour PRobe far-Infrared Mission for Astrophysics, comme première mission de sa nouvelle classe « Probe Explorers ». Le télescope entre en phase B, consacrée à la conception préliminaire et à la maturation technologique. S’il passe la revue de confirmation, son coût de projet sera plafonné à 1,2 milliard de dollars, hors lancement, pour un départ visé en 2033 et une mission nominale de cinq ans.

Avec un miroir d’environ 1,8 mètre, PRIMA observera l’Univers dans l’infrarouge lointain, domaine qui complète les observations du télescope James Webb et celles des radiotélescopes. Ses objectifs portent notamment sur la formation des systèmes planétaires, l’évolution conjointe des galaxies et de leurs trous noirs, ainsi que l’accumulation de poussières et d’éléments lourds au cours de l’histoire cosmique.

La nouvelle catégorie répond à un problème de programmation scientifique : entre les petites missions fréquentes et les observatoires géants, très coûteux et espacés de nombreuses années, la NASA cherchait un format intermédiaire. PRIMA inaugure ce créneau. Le projet est aussi international : le CNES français, les agences italienne, allemande, canadienne et japonaise, ainsi que la Corée du Sud et le Royaume-Uni, doivent y contribuer.

Zoom pays — Croatie

Une convergence rapide, désormais confrontée à l’inflation

La Croatie reste l’une des économies de l’Union européenne dont la croissance est supérieure à la moyenne. Après +3,4 % en 2025, la Commission européenne prévoit +2,7 % en 2026 puis +2,5 % en 2027. Consommation, emploi et investissements soutenus par les fonds européens restent les principaux moteurs. Le chômage devrait se stabiliser autour de 4,8 %.

Le revers est une inflation élevée : 4,6 % attendus cette année, sous l’effet de l’énergie et de tensions persistantes sur les salaires et les services. Le déficit public resterait proche de 2,9 % du PIB, tandis que la dette, à 55,9 %, demeure nettement moins lourde que celle de nombreux partenaires de la zone euro. La Commission relève aussi que les importations progressent plus vite que les exportations et que les pénuries de main-d’œuvre touchent notamment la construction et l’industrie.

Krk transforme la Croatie en porte d’entrée énergétique régionale

Le terminal méthanier d’Omišalj, sur l’île de Krk, est devenu un actif disproportionné par rapport à la taille du pays. Depuis sa mise en service, il a reçu 133 méthaniers et injecté plus de 11,3 milliards de mètres cubes de gaz dans le réseau croate. Plus de 60 % du gaz entrant dans le système de transport national est passé par ce terminal.

Son extension a porté sa capacité maximale de regazéification de 3,9 à 6,1 milliards de mètres cubes par an. La capacité supplémentaire est aussi destinée aux pays voisins. Dans une Europe qui diversifie ses approvisionnements, Krk donne à la Croatie un rôle de transit entre l’Adriatique et l’Europe centrale et du Sud-Est. Cette sécurité accrue reste toutefois exposée au prix mondial du LNG et aux capacités des réseaux terrestres.

Le rail absorbe une part croissante des fonds européens

La Croatie mène un programme ferroviaire évalué à environ 6 milliards d’euros. Selon HŽ Infrastruktura, plus de 1,5 milliard a déjà été engagé, largement grâce au Fonds de cohésion et au mécanisme européen pour l’interconnexion.

Le chantier Hrvatski Leskovac–Karlovac illustre l’échelle du programme : 44 kilomètres de ligne entre Zagreb et Rijeka doivent être reconstruits et doublés pour près de 279 millions d’euros, avec une vitesse cible de 160 km/h et une fin prévue en 2029. L’enjeu est intérieur mais aussi portuaire : améliorer l’axe vers Rijeka doit renforcer la connexion entre l’Adriatique, Zagreb et les corridors européens.

Commerce, démographie et montée en gamme

Sur les sept premiers mois de 2026, la Croatie a exporté pour 16,0 milliards d’euros et importé pour 28,6 milliards, soit un déficit de 12,6 milliards ; les exportations ne couvrent qu’environ 56 % des importations. Les services, notamment le tourisme, compensent une partie de ce déséquilibre, mais la dépendance aux biens importés reste structurelle.

Le pays comptait 3 874 993 habitants mi-2025, soit 8 760 de plus qu’un an auparavant. Mais l’accroissement naturel est resté négatif de 17 528 personnes en 2025 : les mouvements migratoires ont donc plus que compensé le déficit des naissances. L’âge moyen atteint 44,7 ans, maintenant la pression sur le marché du travail.

Enfin, la Croatie est devenue hier le 74e signataire des accords Artemis de la NASA. Après le lancement de son premier satellite, CroCube, en décembre 2024, Zagreb veut inscrire davantage ses universités et ses entreprises dans les coopérations spatiales. Le signal reste modeste économiquement, mais il résume une stratégie de montée en gamme fondée sur l’intégration européenne, les infrastructures et les partenariats internationaux.

Intelligence artificielle

Le Conseil de sécurité de l’ONU a consacré mercredi une séance aux risques liés à l’intelligence artificielle, à l’initiative de la France. Les dirigeants d’Anthropic et d’OpenAI, ainsi que le chercheur Yoshua Bengio, y ont défendu des formes de coopération internationale face à des systèmes de plus en plus puissants. Dario Amodei a estimé qu’une IA mal maîtrisée pouvait devenir un risque pour l’humanité ; Sam Altman a insisté sur le fait que les décisions essentielles ne pouvaient pas être abandonnées aux seuls laboratoires privés et devaient passer par des processus démocratiques.

L’intérêt principal de la réunion est moins le constat du risque que l’absence persistante de consensus sur sa gouvernance. Washington refuse l’idée d’un schéma mondial de régulation et préfère le partage de bonnes pratiques et le renforcement des capacités nationales. Pékin appelle au contraire à améliorer les cadres réglementaires, les mécanismes d’urgence et la coopération transfrontalière.

Le débat sur l’IA entre ainsi directement dans le champ de la sécurité internationale. Il existe désormais un accord assez large sur la nécessité de gérer certains risques ; il n’existe toujours pas d’accord sur l’institution capable d’imposer des règles communes. La question n’est donc plus seulement technique, mais géopolitique : les États veulent coopérer sans abandonner l’avantage stratégique que leur procure leur propre industrie.

Sources

Lyon](https://meteofrance.com/previsions-meteo-france/lyon/69000)

septembre](https://www.boursorama.com/bourse/actualites/france-pmi-le-secteur-prive-renoue-avec-la-croissance-5439804a923b2336efd9544e27469d48)

cybersécurité](https://www.airbus.com/en/newsroom/press-releases/2026-09-airbus-awarded-25-year-cybersecurity-contract-from-the-french-ministry-of-the-armed-forces)

2026](https://www.oecd.org/en/about/news/press-releases/2026/09/global-growth-holds-up-despite-successive-shocks-but-risks-persist.html)

Ima](https://totalenergies.com/newsroom/nigeria-totalenergies-launches-the-ima-gas-development-to-supply-nigeria-lng-liquefaction-plant/)

sino-américaines](https://www.reuters.com/business/autos-transportation/hope-fading-new-boeing-deal-during-us-china-summit-sources-say-2026-09-24/)

PRIMA](https://www.nasa.gov/news-release/nasa-selects-far-infrared-telescope-as-first-in-new-mission-class/)

Croatie](https://economy-finance.ec.europa.eu/economic-surveillance-eu-member-states/country-pages-including-country-reports/croatia/economic-forecast-croatia_en)

Krk](https://lng.hr/en/2026/01/01/5-years-of-operation-of-the-lng-terminal-croatia/)

ferroviaires](https://www.hzinfra.hr/pocinje-obnova-pruge-hum-lug-gornja-stubica/)

2026](https://podaci.dzs.hr/2026/en/121488)

2025](https://podaci.dzs.hr/2026/en/121478)

Artemis](https://www.nasa.gov/organizations/oiir/artemis-accords/nasa-welcomes-croatia-as-newest-artemis-accords-signatory/)

l’ONU](https://www.reuters.com/business/ai-leaders-brief-un-amid-warnings-technology-could-slip-beyond-human-control-2026-09-23/)